Le schiste : un cadeau empoisonnée du sous-sol français ?

Le gaz schiste : Vrai fausse solution ?

Alors que la Ministre de l’écologie a annoncé le report des prospections et des exploitations des gisements de gaz de schiste en attente d’étude sur les dangers possibles. Et que la plus part des villes concernés par ces prospections de ce gaz schiste enchainent les pétitions pour interdire toute exploitation, il est bon de savoir si ces actions ne sont pas par pure envie de conservation de leur ville et bien être ou bien une méfiance bien avéré qu’est l’exploitation du schiste ?

 

D’où vient le gaz schiste ?

Comme pour ce qu’il est du pétrole, du charbon et d’autres gaz , le gaz schiste est né à partir des dépôts sédimentaires qui sont accumulés et entassée le long de milliers d’années. Qui sous l’effet de la chaleur et de la pression, de ces différentes couches, se sont transformer en gaz schiste et se sont emprisonné dans les roches. Un détail qui sera très important lors de leur exploitation.

Les difficultés de l’exploitation du gaz schiste.

Comme dit plus haut, le gaz de schiste , au fil des siècles et des transformations, s’est emprisonné dans des roches argileuses très compactes et imperméable, ce qui les rend plus difficilement exploitable que les autres hydrocarbures (pétroles) , dits conventionnels. Pour eux s’étant incorporé dans des roches très perméables et peu résistantes, un simple forage dans les différentes couches terrestre ces hydrocarbures remontent naturellement grâce à la pression.

Pour ce qui est du gaz de schiste, il s’agit d’une tout autre méthode :

– Il n’y a pas uniquement des forages verticaux mais surtout de multitudes de forages obliques et surtout des forages horizontaux qui permettent de rester confiner aux zones les plus productrices.

 

Schéma d'une exploitation par forage de gaz de schiste
Méthode de forage pour le schiste en comparaison avec un forage standard

– Le gaz schiste ne remontant pas tout seul naturellement après forage, il faut utiliser une méthode pour l’aider à s’échapper des roches qui l’emprisonnent. Pour cela, on utilisera la fracturation hydraulique, qui consiste à injecter une très grande quantité d’eau (15 000 à 20 000 m3 par puits)

– Et lors de cette fracturation hydraulique, il y aura d’autres produits injecter tel que :

  • Du sable qui va empêche les micro-fractures de se refermer
  • Des biocides qui permettent la non-prolifération de bactérie dans le puit
  • Des lubrifiants qui favorise le passage du sable
  • Des détergents qui augmentent la productivité des puits

Les risques de l’exploitation du gaz de schiste

– L’eau injecté par puit est une énorme quantité d’eau qui correspond à la consommation d’une ville de 60 000 habitant pour deux jours, d’ailleurs vu la pénurie d’eau que connaissent certaines régions et à l’heure où la sauvegarde de l’eau est une de nos priorités ; on sent que l’on prend deux chemins contradictoires.

– L’eau récupéré ensuite doit être traité pour être réutilisé où rejeter dans la nature, ce qui pose comme problème qu’il existe un risque de pollution des eaux mais surtout un risque de problème sanitaire.

– l’empreinte carbone du gaz de schiste serait supérieur à celle du charbon : des rejets de méthanes se dissiperaient dans l’atmosphère lors des phases de forage, d’exploration et d’exploitation. Ce gaz méthane qui a un impacte 22 fois supérieur au gaz carbonique.

 

Photo d'une exploitation de gaz de schiste
Forage de gaz de schiste.

Comme pour l’exploitation du nucléaire, du charbon ou des éoliennes, il existe une balance des bénéfices et des risques qui devront être pointilleusement analysés. Et permettre de voir si l’exploitation de gaz de schiste apporte plus d’avantage que d’inconvénient.

 

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